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03/11
Sage comme une image, beau comme un camion
Il faut savoir rester capable de sortir à tout moment du rôle dans lequel on est volontairement entré.
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Il faut savoir rester capable de sortir à tout moment du rôle dans lequel on est volontairement entré.
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Spinelli
12 avril 2011
22:58
Oui, mais à ton avis, comment savoir si l’on est encore capable d’en sortir?
sarkazm
13 avril 2011
08:55
Mmmm… En prenant le temps de réfléchir à qui on est vraiment. Ça doit suffire.
Spinelli
14 avril 2011
23:30
Espérons-le. Mais le problème, c’est qu’on ne peut pas rester la même chose toute sa vie; je ne suis pas sûr qu’on puisse jouer un rôle impunément, on en incorpore sans doute quelques attributs… L’important, c’est peut-être de se fixer des principes à ne transiger sous aucun prétexte?
sarkazm
15 avril 2011
07:59
J’avoue ne pas être sûr de comprendre ce qu’est ton problème. Je pense qu’on peut jouer plusieurs rôles au sein même d’une seule journée et que bien sûr cela affecte parfois notre caractère profond et nos futurs rôles. Mais c’est de ça qu’il faut essayer de rester conscient pour éviter de n’être plus qu’un rôle. Parce qu’un rôle est toujours beaucoup moins riche qu’une véritable personnalité. Imagine que ton professeur de philosophie reste indéfiniement dans son rôle de professeur. Et bien je plaindrais ceux qui le fréquente dans sa vie privée parce qu’ils n’auraient jamais accès à à ce qui est humain chez lui.
Finalement, pour se connaître soi-même et devenir ce qu’on est, je pense qu’il est nécessaire de passer par des rôles qu’on peut endosser et quitter à tout moment.
Spinelli
16 avril 2011
10:32
C’est quand même un peu paradoxal: tu finis par dire qu’on ne se laisse pas absorber par un rôle en se connaissant tout en jouant des rôles pour se connaître… Soit on ne se connaît pas, alors nos rôles nous construisent; soit on se connaît, alors, comme tu dis, on choisit nos rôles pour se réaliser. Mais c’est peut-être un peu trop caricatural, qu’en penses-tu? Du reste, je crois que mon problème vient de la possibilité d’être: est-on jamais quelqu’un pour de bon? Et si oui, à partir de quand ce noyau dur se forme-t-il: de sa naissance, en vertu de ses gènes, de sa jeunesse, en vertu de ses premières expériences, ou d’un savant mélange des deux? Par exemple, toi, Sarkazm, sais-tu qui tu es?
sarkazm
16 avril 2011
17:51
Très drôle, Spinelli (Personne ne sait qui je suis enfin, c’est évident!). Je pense pas qu’il y ait réellement de paradoxe dans la mesure où « se connaître soi-même » n’est jamais un état acquis. On peut à la fois se connaître et ne pas se connaître puisqu’on est en perpétuelle évolution. Du coup, il ne me semble pas qu’il y est de véritable noyau dur mais selon moi les traits constants et particuliers de notre caractères viennent bien plus de notre expérience, notre éducations que de nos gènes. C’est ma croyance tant qu’il n’y aura aucune preuve scientifique là-dessus. cf le 10 000 fois commenté film « Bienvenue à Gattaca » qui n’est pas une preuve évidemment.
Spinelli
17 avril 2011
23:16
Je partage ton scepticisme sur le déterminisme génétique. En fin de compte, on voit bien qu’on ne peut fonder sa vie sur une essence supposée constante; je pense ainsi que la question cruciale, c’est moins « qui suis-je? » que « qui veux-je être? » C’est donc se construire une éthique, qui devrait définir finalement, mais par soi-même, ce que l’on est; et c’est cette éthique qui doit primer sur tous nos différents rôles.
sarkazm
18 avril 2011
00:45
Serait-on tombé d’accord?! Est-ce-que par éthique tu entends ici une série de principes et d’orientations générales? La seule nuance que j’apporterai c’est que cette éthique ne peut pas être figée quelque part dans notre tête. Elle est amenée à évoluer avec nous.
Spinelli
18 avril 2011
18:36
Déjà?! Juste ciel, est-ce possible?! C’est bien ça: une série de principes et d’orientations générales. J’avance toutefois que si nous ne gardons pas de point d’accroche durable, les rôles que nous endossons tour à tour finiront par nous éloigner de nos raisons initiales sans que nous l’ayons décidé en notre âme et conscience; autrement dit, si l’on se dit que le mouvement de la vie fixera bien nos aspirations, on risque fort de devenir un homme corrompu. Après, je te l’accorde, il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis, mais ce changement doit venir d’une crise spirituelle raisonnée, de laquelle naîtra une éthique nouvelle, modifiée.
Quoique… Peut-être suis-je un peu trop idéaliste et cartésien et qu’on n’a qu’un épais fouillis dans la tête…
sarkazm
18 avril 2011
20:40
Je crois qu’on est d’accord. C’est un sujet difficile, il y a surtout un épais fouillis sur mon blog!
Spinelli
22 avril 2011
13:34
Effectivement… désolé^^