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Une solution clefs/clés en main
Le complexe n’est jamais qu’un assemblage de choses simples et le simple, un assemblage de choses complexes. Seul notre point de vue détermine donc si une chose est simple ou complexe.
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Le complexe n’est jamais qu’un assemblage de choses simples et le simple, un assemblage de choses complexes. Seul notre point de vue détermine donc si une chose est simple ou complexe.
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Olaf
24 juin 2011
19:19
Pourquoi considères-tu les choses simples comme un assemblage de choses complexes? Aurais-tu un exemple significatif?
sarkazm
1 juillet 2011
13:59
Un atome, l’amour, le temps, un symbole, un élastique… Ces choses me semblent à la fois très complexes et très simples. Bien évidemment, la liste n’est pas exhaustive mais je ne crois pas qu’on puisse tout y mettre pour autant : la proportionnalité ou la machine à vapeur par exemple c’est simplement relativement complexe mais pas très complexe ou très simple. Ce n’est que si on s’intéresse aux détails qu’on commence à aborder le complexe. Qu’est-ce qu’un chiffre? Pourquoi l’eau bout-elle? etc. Je ne sais pas si je suis très clair… Dis-moi.
Olaf
29 août 2011
01:56
Pas tout à fait; selon quel critère peux-tu dire que telle chose est très simple et très complexe alors que telle autre ne l’est que relativement?
Il me semble que tu devrais distinguer les choses, comme l’atome ou l’élastique, ou les phénomènes, comme l’ébullition de l’eau, qui ne sont que des choses en un certain ordre combinées, des notions, comme le temps ou l’amour. Les choses, elles, ne sont que des assemblages de choses de plus en plus simples, jusqu’à arriver à l’élément infrangible, simple par excellence – le quark, à en croire les chercheurs d’aujourd’hui. Si tu es d’accord avec cette vision des choses, cela signifiera que le degré de complexité d’une chose est objectivable.
Pour ce qui est des notions, les choses se complexifient. Il faudrait d’abord s’accorder sur le sens du mot « complexe »: est complexe toute entité qui comprend un grand nombre de parties – la complexité est donc relative -; dis-moi si cette définition te convient.
Or les notions ne peuvent se décomposer en plusieurs parties; elles sont unes et indivisibles – de quoi est composé l’amour? de quoi est composé le temps? En cela, elles sont essentiellement simples. Mais elles sont « complexes » dans le sens où l’on ne saurait les expliquer – elles ne vont que d’elles-mêmes: « si personne ne me demande ce qu’est le temps, je le sais; si je dois l’expliquer à quelqu’un, je ne le sais plus. » Plutôt que « complexes », je préférerais dire qu’elles sont mystérieuses.
Pour en revenir à ta phrase, si tu mets sur le même pied choses et notions, le simple étant un assemblage de choses complexes qui sont elles même un assemblage de choses simples, le simple est alors un assemblage de choses simples, d’où une régression à l’infini et l’absurdité d’un tel concept; de même pour la complexité.
Suis-tu mon raisonnement? Il est sans doute un peu simpliste, mais ce n’est qu’un point de vue…
sarkazm
1 septembre 2011
13:29
Tes distinctions sont complètement valables mais je voulais pouvoir généraliser ma « maxime » à des choses de natures différentes. Dans cette optique, il est évident qu’il ne peut pas y avoir une seule définition du mot complexe. Quant à la régression à l’infini, j’en avais conscience en l’écrivant, et cela assumait la relative inexactitude et imprécision des définitions. C’est plutôt la deuxième phrase qui me semblait importante mais globalement toute cette inexactitude fait peut-être perdre à ma « maxime » tout intérêt et je veux bien admettre qu’elle n’est pas terrible. Enfin, j’aimerai te renvoyer à une autre maxime que j’ai écrite qui dit des choses semblables : ici
Olaf
8 septembre 2011
18:08
Celle-là est en effet plus claire et me plaît bien; je t’en remercie.